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100 LAUREATS AU CONCOURS GENERAL 2008 : Les mathématiques font le plein en terminale

  : Ajouté le 25/7/2008 à 20:15


Le Concours général 2008 a révélé ses secrets. Cette année, 100 lauréats des classes de la Première et de la Terminale ont été retenus avec 9 Premiers prix en Première et 5 en Terminale. Les Maths ont fait le plein, du Premier prix au 5e accessit.

Les résultats du Concours général 2008 sont connus. Les délibérations ont été faites le samedi 14 juin à lÂ’Office du baccalauréat, à lÂ’Université Cheikh Anta Diop. Les membres du jury étaient composés du collège des inspecteurs généraux de l’éducation (Igen), du collège des chefs d’établissement du public et du privé en tant quÂ’observateurs, de lÂ’Office du baccalauréat et de la Direction de lÂ’Enseignement moyen secondaire général (Demsg). Cent (100) lauréats ont été retenus, soit 49 Prix et Accessits en Première dont 9 Premiers prix et 51 en Terminale dont 5 Premiers prix en Sciences de la vie et de la terre (Svt), Mathématiques, Philosophie, Electrotechnique-électronique et Education physique et sportive (Eps). La nouveauté, cette année, dit le Demsg Mbaye Alexandre Diop, « cÂ’est le plein réalisé par les Maths. Il y a des lauréats du Premier prix au 5e Accessit Â». Et Déthié Faye, le chargé du Concours à la Demsg, dÂ’ajouter que les régions maintiennent la dynamique de lÂ’année dernière, puisque « le Premier prix de Mathématiques a été remporté par le lycée Charles De Gaulle de Saint-Louis et le Deuxième par le lycée de Mbacké Â». Quant à Mme Kassé du même service, elle sÂ’est réjouie de la forte présence des filles. « Le genre est bien présent. Il y a 25 filles sur 49 en Première, et 15 sur 51 en Terminale, soit 40 filles sur 100 ou 40 % du total Â», se glorifie-t-elle. Mieux, renchérit Mbaye Alexandre Diop, « le Premier prix en Eps de la Terminale a été remporté par une fille. CÂ’est dire que les filles ont battu les hommes Â».

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RELATIONS AMOUREUSES PROF/ELEVE: Une phénomène réel qui gagne de l'ampleur

  : Ajouté le 25/7/2008 à 04:28

S'il y'a un phénomène qui existe et qui a tendance à prendre de l'ampleur, c'est bien les relations qu'entretiennent les élèves avec leurs professeurs. Nous parlons bien sûr des relations sentimentales ou encore amoureuses. En effet, on n'a pas du tout besoin de porter des lunettes ou d'avoir le sens de l'analyse pour constater que de plus en plus les élèves sortent avec leurs professeurs. Et ceci au vu et su de tout le monde. Un phénomène qui est d'ailleurs mondial et qui n'a pas épargné nos établissements scolaires. Dans ce dossier que nous avons réalisé, nous avons cherché à en savoir plus sur cette question, en cherchant notamment à trouver des explica­tions, voir des réponses par rapport à ce phénomène qui ne date pas d'au­jourd'hui et qui risque d'empirer.

Je ne sais pas en fait si on peut quali­fier les relations profs élèves d' «amicales», ou d'autre chose, mais je pense en effet qu'une complicité peut se développer entre profs et élèves. Cela m'est arrivé plusieurs fois, et j'ai tou­jours été très proche de certains de mes profs, hommes comme femmes et depuis toujours. Néanmoins, une histoire forte a marqué mon ado­lescence. J'avais 14 ans quand j'étais dans la classe de ce prof. Mes amis m'en ont dit du bien. C'était un prof jeune, dynamique, plutôt mignon, et après qui toutes les filles couraient, logique !Au début, j'étais totalement indifférente, mais vrai­ment indifférente par rapport à lui. Et puis, je ne sais pas comment c'est arrivé, on est devenu hyper «complices», on riait, on s'entendait super bien quoi! Une amie à moi me disait «Tu ne vois pas comment il te regarde... Vraiment bizarre­ment, pas comme les autres !» Et puis, il a décou­vert quelque chose sur moi, et notre complicité s'est un peu plus développée. L'année suivante, je suis tombée malade, très... Je ne sais pas com­ment, j'ai commencé à me confier à lui (il n'était plus mon prof), je lui disais tout. Mes joies, mes peines, tout ! En me rendant compte que je com­mençais à trop m'attacher, j'ai voulu m'éloigner, mais on se croisait toujours, et toujours, je lui disais tout. Ensuite, j'ai commencé à avoir des réactions bizarres par rapport à lui. Je me sentais mal quand je le voyais avec sa femme, quand il parlait d'elle ou de son fils. Mais je ne comprenais pas encore ce qui m'arrivait réellement. Quelquefois, sans que je ne sache pourquoi, il me faisait la tronche, vraiment la tronche... puis revenait vers moi ! Mes amies me disaient tou­jours «Tu dois être contente : tu as vu avec quelle tendresse, il te regarde». Le temps passa. L'année d'après, alors que j'allais vers mes y 17 ans, on continuait à parler, on était proches, on s'enten­dait bien... mais les ragots commençaient à tour­ner... Parfois, il me refaisait la tête. Un jour, une de mes profs n'arrêtait pas de me parler de sa femme (une amie à elle apparemment), en me disant «quelqu'un que tu connais bien... quelqu'un que tu connais bien... » alors que je ne la connais­sais pas du tout, ou de vue quoi. Ma meilleure amie qui était présente m'a chuchoté «Elle te pro­voque !» Je n'ai pas compris pourquoi jusqu'au moment où la prof a dit tout haut devant tout le groupe «Alors tout se sait... comme ça, tu es amoureuse de monsieur E.». Je ne réalisais pas ce qui se passait, et c'est à ce moment que j'ai pris conscience de mes sentiments. Tous avaient remarqué, sauf moi. Tout le monde riait de moi. J'en ai eu de la peine. Lui-même devait le savoir ! Tout venait de s'écrouler autour de moi. Alors, j'ai décidé de m'éloigner... Mais comme toujours, on se croisait tout le temps, il me demandait toujours si ça allait ou pas, on échangeait toujours des regards complices, encourageants, etc. Un autre jour, la même prof qui m'avait provoquée m'a redit «Alors comme ça, tu es dangereuse. Rends-­toi compte de ce que tu détruis à cause d'un caprice d'adolescente.» Je continuais à n'y rien comprendre ! Et puis, de plus en plus souvent, le hasard a fait que je le croisais toujours avec sa femme et son môme quand je faisais les courses. La première fois, i1 me l'a présentée. Les fois d'après,, il m'évitait, m'ignorait, me fuyait. Finalement, je suis partie de ce lycée parce que j'ai déménagé. Quand on s'est dit adieu, j'ai ressenti quelque chose de vraiment fort. Je repense sou­vent à lui, aujourd'hui. D'une certaine façon, il me manque. Mais en fait, je n'ai jamais compris cette histoire... ».

Cette histoire est celle d'une jeune collégienne qui, n'en pouvant plus, a fini par la partager avec des milliers d'internautes. Lili, c'est son nom a voulu ainsi comprendre ce qui se passait réellement entre elle et son professeur d'économie. Si c'était un simple caprice d'adolescent ou si son prof se moquait d'elle. Cette histoire de Lili illustre parfai­tement la nature des relations qui peuvent exister entre professeurs et élèves. Tout comme Lili, des milliers de filles vivent cette situation. En effet, il n'est pas du tout rare de voir de nos jours un pro­fesseur sortir avec son élève et souvent au vu et au su de tout le monde.

Professeurs et élèves s'accusent

Un phénomène qui, même s'il heurte quelques fois, laisse certains indifférents car étant considéré comme quelque chose de normal et naturel. Et les cas se comptent par centaine. Ca ne date pas non plus d'aujourd'hui. On se rappelle la fameuse affaire Russier qui s'est produite durant les années 60. Gabrielle Russier était une pro­fesseur agrégée de lettres, elle a été condam­née à douze mois de prison pour détourne­ment de mineur, à la suite d'une relation amoureuse avec un de ses élèves, Christian Rossi, alors âgé de treize ans. Gabrielle qui avait trente-deux ans à l'époque a fini par se suicider. Une histoire qui a d'ailleurs fait l'objet du film, «Mourir d'Aimer» de André Cayatte. Au Sénégal, le cas qui a marqué plus d'un, reste celui de Vélingara en 2007. Il s'agit de l'histoire de la collégienne de 17 ans Mariama Touré qui, engrossée par son pro­fesseur âgé de 24 ans, a fini par décéder en tentant de se suicider.

Et pourtant malgré tous ces cas qui se sont terminés par un drame, le phénomène gagne de plus en plus de l'ampleur. Dans certains lycées de Dakar où nous nous sommes ren­dus, les avis sont partagés sur la question. Si certains pensent que c'est un phénomène de société, d'autres croient dur comme fer que l'âge des enseignants et les tenues des élèves en sont pour quelque chose. A peine âgée de 18 ans, Khady, élève en classe de terminale au lycée Kennedy considère ce phénomène comme une chose normale qui relève du naturel. «Je ne vois pas pourquoi on s'at­tarde à parler des relations prof élève alors que c'est tout à fait normal qu'ils sortent ensemble. Nous sommes des êtres humains et les sentiments ne se commandent pas. En tout cas s'il m'arrivait de tomber amoureuse de mon professeur, je l'assumerais jusqu'au bout», martèle la lycéenne. Sa camarade de classe de 17 ans nous confie être tombée amoureuse de son professeur de français, «je

le lui ai jamais dit, j'ai gardé ça pour moi mais à chaque fois qu'on se croise, mon cœur bat très fort. D'ailleurs je ne rate jamais ses cours, même malade», confie-t­-elle. Au lycée Mixte Maurice Delafosse, les réactions sont presque les mêmes. Seulement, certaines élèves sont catégori­ques. Pour eux, ce sont les professeurs qui cherchent les élèves. Marie fait partie de ce lot d'élèves. Pour elle, «les professeurs ne font que courir derrière les filles». Elle raconte «je ne te cache pas que j'entretiens une relation avec un de mes profs. Et c'est lui qui a fait le premier pas, on sort ensem­ble depuis quelques mois, il m'invite souvent chez lui et vice-versa. Je peux te dire que cette relation n'a rien d'exceptionnel car c'est un homme et moi une femme». Contrairement à Marie, Ndèye Fatou pense que ce genre de relations sont totalement basées sur l'intérêt. «Les filles n'aiment pas les profs, elles sortent avec eux seulement par intérêt. C'est juste pour avoir de bonnes notes ou encore de l'argent de poche, rien de plus !» dit-elle. «Je ne suis pas d'accord» coupe son camarade de classe, Mohamed, «on peut réellement tomber amoureux de son prof. Je suis l'exemple type ! J'ai été vraiment amoureux d'une de nos profes­seurs stagiaires, je ne faisais que la regar­der et à chaque fois que les élèves chahu­taient en classe, c'est moi qui la défendais. Je crois même qu'elle s'était rendu compte de ce que je ressentais pour elle. Heureusement qu'elle est partie sinon je n'ose pas imaginer ce qui se serait passé». A la question de savoir ce qui l'attirait chez cette jeune enseignante, il rétorque « elle est belle, coquette et surtout très jeune». Sans commentaire ! Cependant, même si les élè­ves indexent les professeurs, ces derniers se défendent pas mal. M Ndiaye, professeur de français est formel là-dessus, les élèves sont de plus en plus impudiques. «Moi-même j'ai vécu cette situation et j'ai même dû changer de numéro de téléphone. Tellement je rece­vais de déclarations de la part de certaines élèves. II y a aussi des garçons qui envoient des lettres d'amour à leur prof» note M. Ndiaye qui explique le phénomène par un certain nombre de facteurs. «Au début le professeur s'intéresse â son élève, la courtise et l'épouse. Ensuite, le prof engrosse l'élève sans l'épouser. Maintenant c'est l'élève qui fait 1a démarche en cherchant à avoir les contacts du professeur histoire de découvrir le mythe qui est en lui. On voit maintenant des professeurs qui sortent avec leurs élèves au vu et au su de tout le monde».

L'accoutrement des filles et le (jeune âge des profs indexés


I1 poursuit «II y a aussi l'aspect environne­mental qui fait que le prof fréquente les mêmes endroits que ses élèves. Ils se rencon­trent dans les terrains de foot, à la buvette de l'école et parfois c'est l'élève qui paye la note. A cela s'ajoute le fait que les filles por­tent des tenues très sexy et le prof aussi n'est qu'un être humain qui peut céder à toutes ces tentations». L'autre facteur qui favorise ce genre de relation; explique M Ndiaye, est lié à l'âge jeune des professeurs. «II y a une catégorie de jeunes profs qui n'ont pas reçu la formation qu'il faut pour faire face à ce genre de situation. Le prof qui se met en jean et basket comme son élève, qui fume une cigarette ou prend le café avec ce dernier, qui se fait appeler par son prénom, comment voulez-vous qu'il soit respecté par celui-ci. Avec l'avancée de la communication, élèves et profs s'échangent des messages, des mails. Les élèves se maquillent, se dépigmentent, por­tent des tenues sexy pour séduire les professeurs. Elles jouent sur leur charme pour les avoir dans leur sac. Au finish elles les menacent pour avoir ce qu'elles veulent. Elles te draguent et si tu n'acceptes pas elles te traitent de gay». Selon M Ndiaye les profs reçoivent des sobri­quets comme Di Caprio, Youssou Ndour, Tom Cruise etc. «Il y en a même qui donnent des notes de complaisance aux filles pour les avoir. Le prof n'est plus l'éducateur mais un dispensateur de cours. La perversion de l'école commence par la perversion du langage. Les élèves ont maintenant un de ces langages pervers et tiennent à leurs profs un langage sulfureux. Un professeur doit avoir du caractère. Il n'y a plus de police morale à l'école, les élèves entrent dans les salles des profs comme ils veulent, ils leur parlent wolof. C'est le prof qui dépose l'élève, ils s'échangent des numéros. Et puis il faut reconnaî­tre que c'est un acte de bravoure pour une élève de séduire son pro­fesseur et sortir avec lui» ajoute M Ndiaye.

Justement les jeunes enseignants restent incontestablement les cibles de ces «prédateurs». Ils sont en effet presque de la même génération, fréquentent les mêmes boîtes de nuit ou autres restaurants et s'habil­lent pratiquement de la même manière. Professeur stagiaire, M. Camara qui donne des cours d'histoire et géographie est sorti fraîche­ment de l'Ecole Normale.

Les professeurs stagiaires, les cibles à ne pas rater

Agé de moins de trente ans, ce jeune professeur est plutôt beau gar­çon avec son teint clair et sa grande taille. M. Camara qui a démarré son stage le mois de mars dernier, explique ce phénomène par l'age relativement jeune des enseignants. Ainsi, explique-t-il «je pense que la première raison est liée à l'age relativement jeune des stagiaires. Si je prends mon cas, j'ai moins de trente ans et pourtant j'ai dans ma classe des filles âgées de 21 ans, qui sont des filles qui aiment se mettre en valeur. Ce qui fait qu'elles peuvent faire céder rapidement le professeur. Personnellement je n'ai jamais eu de relations avec une élève. Dans la formation que nous recevons, on nous prépare à tout cela. Par contre un collègue m'a raconté qu'un jour alors qu'il avait terminé son cours, une élève a attendu que les autres sortent pour venir lui demander de lui expliquer un point du cours qu'elle n'avait pas compris. Et ceci n'était qu'un prétexte pour l'aborder». Et pour­tant au niveau des lycées, aucun règlement formel n'interdit aux pro­fesseurs de sortir avec leurs élèves. Du moins si l'on en croit M. Mbaye, Censeur du lycée Mixte Maurice Delafosse. «Il faut dire que c'est un problème qui ne remonte pas à nous. Et je peux dire que nous ne sommes pas souvent au courant quand ça se passe. Maintenant du point de vue moral et éthique, on peut dire que ce genre de rela­tion ne devrait pas se passer dans le cadre de l'école. En ce qui nous concerne, on suppose que ça ne passe pas ici. Je n'ai pas encore eu écho de ce genre de relation au sein de l'école. Et si tel cas se présen­tait, je ne pense pas qu'on puisse faire grand-chose à part peut être essayer de ramener le professeur à l'ordre. Du point de vue de l'éthi­que et de la déontologie, ce n'est pas du tout permis mais objective­ment il n'existe pas de textes prévus pour ce genre de situation qui peut s'expliquer par la jeunesse, la proximité, le fait qu'ils soient de la même génération etc. I1 y'a des valeurs morales inculquées à ces enseignants pendant leur formation. Je connais des enseignants qui sont jeunes et qui ne font pas du tout ce genre de pratique. Donc tout dépend de la personnalité de l'enseignant», renchérit M. Mbaye. En tout cas avec l'accoutrement des élèves, qui se permettent même de bomber leur balcon en classe... avec cette proximité qui existe de plus en plus entre élèves et professeurs, avec le caractère osé et surtout l'ambition démesurée de certaines filles, à quoi s'ajoute la faiblesse et le manque de caractère de certains professeurs, ce n'est pas demain la fin des relations que peuvent entretenir les professeurs avec leurs élè­ves. Ce qui pose d'ailleurs la nécessité du port de blouse ou uniforme dans tous les établissements scolaire.

A SUIVRE...

Dossier réalisé par Minetou Fall

Source: Station one


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