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Le Concours général 2008 a révélé ses secrets. Cette année, 100
lauréats des classes de la Première et de la Terminale ont été retenus
avec 9 Premiers prix en Première et 5 en Terminale. Les Maths ont fait
le plein, du Premier prix au 5e accessit.
Les résultats du Concours général 2008 sont connus. Les
délibérations ont été faites le samedi 14 juin à l’Office du
baccalauréat, à l’Université Cheikh Anta Diop. Les membres du jury
étaient composés du collège des inspecteurs généraux de l’éducation
(Igen), du collège des chefs d’établissement du public et du privé en
tant qu’observateurs, de l’Office du baccalauréat et de la Direction de
l’Enseignement moyen secondaire général (Demsg). Cent (100) lauréats
ont été retenus, soit 49 Prix et Accessits en Première dont 9 Premiers
prix et 51 en Terminale dont 5 Premiers prix en Sciences de la vie et
de la terre (Svt), Mathématiques, Philosophie,
Electrotechnique-électronique et Education physique et sportive (Eps).
La nouveauté, cette année, dit le Demsg Mbaye Alexandre Diop, « c’est
le plein réalisé par les Maths. Il y a des lauréats du Premier prix au
5e Accessit ». Et Déthié Faye, le chargé du Concours à la Demsg,
d’ajouter que les régions maintiennent la dynamique de l’année
dernière, puisque « le Premier prix de Mathématiques a été remporté par
le lycée Charles De Gaulle de Saint-Louis et le Deuxième par le lycée
de Mbacké ». Quant à Mme Kassé du même service, elle s’est réjouie de
la forte présence des filles. « Le genre est bien présent. Il y a 25
filles sur 49 en Première, et 15 sur 51 en Terminale, soit 40 filles
sur 100 ou 40 % du total », se glorifie-t-elle. Mieux, renchérit Mbaye
Alexandre Diop, « le Premier prix en Eps de la Terminale a été remporté
par une fille. C’est dire que les filles ont battu les hommes ».
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RELATIONS AMOUREUSES PROF/ELEVE: Une phénomène réel qui gagne de l'ampleur : Ajouté le 25/7/2008 à 04:28
S'il y'a un phénomène qui existe et qui a tendance Ã
prendre de l'ampleur, c'est bien les relations qu'entretiennent les
élèves avec leurs professeurs. Nous parlons bien sûr des relations
sentimentales ou encore amoureuses. En effet, on n'a pas du tout besoin
de porter des lunettes ou d'avoir le sens de l'analyse pour constater
que de plus en plus les élèves sortent avec leurs professeurs. Et ceci
au vu et su de tout le monde. Un phénomène qui est d'ailleurs mondial
et qui n'a pas épargné nos établissements scolaires. Dans ce dossier
que nous avons réalisé, nous avons cherché à en savoir plus sur cette
question, en cherchant notamment à trouver des explicaÂtions, voir des
réponses par rapport à ce phénomène qui ne date pas d'auÂjourd'hui et
qui risque d'empirer. Je ne sais pas en fait si on peut qualiÂfier les relations profs élèves
d' «amicales», ou d'autre chose, mais je pense en effet qu'une
complicité peut se développer entre profs et élèves. Cela m'est arrivé
plusieurs fois, et j'ai touÂjours été très proche de certains de mes
profs, hommes comme femmes et depuis toujours. Néanmoins, une histoire
forte a marqué mon adoÂlescence. J'avais 14 ans quand j'étais dans la
classe de ce prof. Mes amis m'en ont dit du bien. C'était un prof
jeune, dynamique, plutôt mignon, et après qui toutes les filles
couraient, logique !Au début, j'étais totalement indifférente, mais
vraiÂment indifférente par rapport à lui. Et puis, je ne sais pas
comment c'est arrivé, on est devenu hyper «complices», on riait, on
s'entendait super bien quoi! Une amie à moi me disait «Tu ne vois pas
comment il te regarde... Vraiment bizarreÂment, pas comme les autres !»
Et puis, il a découÂvert quelque chose sur moi, et notre complicité
s'est un peu plus développée. L'année suivante, je suis tombée malade,
très... Je ne sais pas comÂment, j'ai commencé à me confier à lui (il
n'était plus mon prof), je lui disais tout. Mes joies, mes peines, tout
! En me rendant compte que je comÂmençais à trop m'attacher, j'ai voulu
m'éloigner, mais on se croisait toujours, et toujours, je lui disais
tout. Ensuite, j'ai commencé à avoir des réactions bizarres par rapport
à lui. Je me sentais mal quand je le voyais avec sa femme, quand il
parlait d'elle ou de son fils. Mais je ne comprenais pas encore ce qui
m'arrivait réellement. Quelquefois, sans que je ne sache pourquoi, il
me faisait la tronche, vraiment la tronche... puis revenait vers moi !
Mes amies me disaient touÂjours «Tu dois être contente : tu as vu avec
quelle tendresse, il te regarde». Le temps passa. L'année d'après,
alors que j'allais vers mes y 17 ans, on continuait à parler, on était
proches, on s'entenÂdait bien... mais les ragots commençaient Ã
tourÂner... Parfois, il me refaisait la tête. Un jour, une de mes profs
n'arrêtait pas de me parler de sa femme (une amie à elle apparemment),
en me disant «quelqu'un que tu connais bien... quelqu'un que tu connais
bien... » alors que je ne la connaisÂsais pas du tout, ou de vue quoi.
Ma meilleure amie qui était présente m'a chuchoté «Elle te proÂvoque !»
Je n'ai pas compris pourquoi jusqu'au moment où la prof a dit tout haut
devant tout le groupe «Alors tout se sait... comme ça, tu es amoureuse
de monsieur E.». Je ne réalisais pas ce qui se passait, et c'est à ce
moment que j'ai pris conscience de mes sentiments. Tous avaient
remarqué, sauf moi. Tout le monde riait de moi. J'en ai eu de la peine.
Lui-même devait le savoir ! Tout venait de s'écrouler autour de moi.
Alors, j'ai décidé de m'éloigner... Mais comme toujours, on se croisait
tout le temps, il me demandait toujours si ça allait ou pas, on
échangeait toujours des regards complices, encourageants, etc. Un autre
jour, la même prof qui m'avait provoquée m'a redit «Alors comme ça, tu
es dangereuse. Rends-Âtoi compte de ce que tu détruis à cause d'un
caprice d'adolescente.» Je continuais à n'y rien comprendre ! Et puis,
de plus en plus souvent, le hasard a fait que je le croisais toujours
avec sa femme et son môme quand je faisais les courses. La première
fois, i1 me l'a présentée. Les fois d'après,, il m'évitait, m'ignorait,
me fuyait. Finalement, je suis partie de ce lycée parce que j'ai
déménagé. Quand on s'est dit adieu, j'ai ressenti quelque chose de
vraiment fort. Je repense souÂvent à lui, aujourd'hui. D'une certaine
façon, il me manque. Mais en fait, je n'ai jamais compris cette
histoire... ».
Cette histoire est celle d'une jeune
collégienne qui, n'en pouvant plus, a fini par la partager avec des
milliers d'internautes. Lili, c'est son nom a voulu ainsi comprendre ce
qui se passait réellement entre elle et son professeur d'économie. Si
c'était un simple caprice d'adolescent ou si son prof se moquait
d'elle. Cette histoire de Lili illustre parfaiÂtement la nature des
relations qui peuvent exister entre professeurs et élèves. Tout comme
Lili, des milliers de filles vivent cette situation. En effet, il n'est
pas du tout rare de voir de nos jours un proÂfesseur sortir avec son
élève et souvent au vu et au su de tout le monde.
Professeurs et élèves s'accusent
Un phénomène qui, même s'il heurte quelques fois, laisse certains
indifférents car étant considéré comme quelque chose de normal et
naturel. Et les cas se comptent par centaine. Ca ne date pas non plus
d'aujourd'hui. On se rappelle la fameuse affaire Russier qui s'est
produite durant les années 60. Gabrielle Russier était une proÂfesseur
agrégée de lettres, elle a été condamÂnée à douze mois de prison pour
détourneÂment de mineur, à la suite d'une relation amoureuse avec un de
ses élèves, Christian Rossi, alors âgé de treize ans. Gabrielle qui
avait trente-deux ans à l'époque a fini par se suicider. Une histoire
qui a d'ailleurs fait l'objet du film, «Mourir d'Aimer» de André
Cayatte. Au Sénégal, le cas qui a marqué plus d'un, reste celui de
Vélingara en 2007. Il s'agit de l'histoire de la collégienne de 17 ans
Mariama Touré qui, engrossée par son proÂfesseur âgé de 24 ans, a fini
par décéder en tentant de se suicider.
Et pourtant malgré tous ces cas qui se
sont terminés par un drame, le phénomène gagne de plus en plus de
l'ampleur. Dans certains lycées de Dakar où nous nous sommes renÂdus,
les avis sont partagés sur la question. Si certains pensent que c'est
un phénomène de société, d'autres croient dur comme fer que l'âge des
enseignants et les tenues des élèves en sont pour quelque chose. A
peine âgée de 18 ans, Khady, élève en classe de terminale au lycée
Kennedy considère ce phénomène comme une chose normale qui relève du
naturel. «Je ne vois pas pourquoi on s'atÂtarde à parler des relations
prof élève alors que c'est tout à fait normal qu'ils sortent ensemble.
Nous sommes des êtres humains et les sentiments ne se commandent pas.
En tout cas s'il m'arrivait de tomber amoureuse de mon professeur, je
l'assumerais jusqu'au bout», martèle la lycéenne. Sa camarade de classe
de 17 ans nous confie être tombée amoureuse de son professeur de
français, «je
le lui ai jamais dit, j'ai gardé ça
pour moi mais à chaque fois qu'on se croise, mon cœur bat très fort.
D'ailleurs je ne rate jamais ses cours, même malade», confie-tÂ-elle.
Au lycée Mixte Maurice Delafosse, les réactions sont presque les mêmes.
Seulement, certaines élèves sont catégoriÂques. Pour eux, ce sont les
professeurs qui cherchent les élèves. Marie fait partie de ce lot
d'élèves. Pour elle, «les professeurs ne font que courir derrière les
filles». Elle raconte «je ne te cache pas que j'entretiens une relation
avec un de mes profs. Et c'est lui qui a fait le premier pas, on sort
ensemÂble depuis quelques mois, il m'invite souvent chez lui et
vice-versa. Je peux te dire que cette relation n'a rien d'exceptionnel
car c'est un homme et moi une femme». Contrairement à Marie, Ndèye
Fatou pense que ce genre de relations sont totalement basées sur
l'intérêt. «Les filles n'aiment pas les profs, elles sortent avec eux
seulement par intérêt. C'est juste pour avoir de bonnes notes ou encore
de l'argent de poche, rien de plus !» dit-elle. «Je ne suis pas
d'accord» coupe son camarade de classe, Mohamed, «on peut réellement
tomber amoureux de son prof. Je suis l'exemple type ! J'ai été vraiment
amoureux d'une de nos profesÂseurs stagiaires, je ne faisais que la
regarÂder et à chaque fois que les élèves chahuÂtaient en classe, c'est
moi qui la défendais. Je crois même qu'elle s'était rendu compte de ce
que je ressentais pour elle. Heureusement qu'elle est partie sinon je
n'ose pas imaginer ce qui se serait passé». A la question de savoir ce
qui l'attirait chez cette jeune enseignante, il rétorque « elle est
belle, coquette et surtout très jeune». Sans commentaire ! Cependant,
même si les élèÂves indexent les professeurs, ces derniers se défendent
pas mal. M Ndiaye, professeur de français est formel là -dessus, les
élèves sont de plus en plus impudiques. «Moi-même j'ai vécu cette
situation et j'ai même dû changer de numéro de téléphone. Tellement je
receÂvais de déclarations de la part de certaines élèves. II y a aussi
des garçons qui envoient des lettres d'amour à leur prof» note M.
Ndiaye qui explique le phénomène par un certain nombre de facteurs. «Au
début le professeur s'intéresse â son élève, la courtise et l'épouse.
Ensuite, le prof engrosse l'élève sans l'épouser. Maintenant c'est
l'élève qui fait 1a démarche en cherchant à avoir les contacts du
professeur histoire de découvrir le mythe qui est en lui. On voit
maintenant des professeurs qui sortent avec leurs élèves au vu et au su
de tout le monde».
L'accoutrement des filles et le (jeune âge des profs indexés
I1 poursuit «II y a aussi l'aspect environneÂmental qui fait que le
prof fréquente les mêmes endroits que ses élèves. Ils se renconÂtrent
dans les terrains de foot, à la buvette de l'école et parfois c'est
l'élève qui paye la note. A cela s'ajoute le fait que les filles
porÂtent des tenues très sexy et le prof aussi n'est qu'un être humain
qui peut céder à toutes ces tentations». L'autre facteur qui favorise
ce genre de relation; explique M Ndiaye, est lié à l'âge jeune des
professeurs. «II y a une catégorie de jeunes profs qui n'ont pas reçu
la formation qu'il faut pour faire face à ce genre de situation. Le
prof qui se met en jean et basket comme son élève, qui fume une
cigarette ou prend le café avec ce dernier, qui se fait appeler par son
prénom, comment voulez-vous qu'il soit respecté par celui-ci. Avec
l'avancée de la communication, élèves et profs s'échangent des
messages, des mails. Les élèves se maquillent, se dépigmentent,
porÂtent des tenues sexy pour séduire les professeurs. Elles jouent sur
leur charme pour les avoir dans leur sac. Au finish elles les menacent
pour avoir ce qu'elles veulent. Elles te draguent et si tu n'acceptes
pas elles te traitent de gay». Selon M Ndiaye les profs reçoivent des
sobriÂquets comme Di Caprio, Youssou Ndour, Tom Cruise etc. «Il y en a
même qui donnent des notes de complaisance aux filles pour les avoir.
Le prof n'est plus l'éducateur mais un dispensateur de cours. La
perversion de l'école commence par la perversion du langage. Les élèves
ont maintenant un de ces langages pervers et tiennent à leurs profs un
langage sulfureux. Un professeur doit avoir du caractère. Il n'y a plus
de police morale à l'école, les élèves entrent dans les salles des
profs comme ils veulent, ils leur parlent wolof. C'est le prof qui
dépose l'élève, ils s'échangent des numéros. Et puis il faut
reconnaîÂtre que c'est un acte de bravoure pour une élève de séduire
son proÂfesseur et sortir avec lui» ajoute M Ndiaye.
Justement les jeunes enseignants
restent incontestablement les cibles de ces «prédateurs». Ils sont en
effet presque de la même génération, fréquentent les mêmes boîtes de
nuit ou autres restaurants et s'habilÂlent pratiquement de la même
manière. Professeur stagiaire, M. Camara qui donne des cours d'histoire
et géographie est sorti fraîcheÂment de l'Ecole Normale.
Les professeurs stagiaires, les cibles à ne pas rater
Agé de moins de trente ans, ce jeune professeur est plutôt beau garÂçon
avec son teint clair et sa grande taille. M. Camara qui a démarré son
stage le mois de mars dernier, explique ce phénomène par l'age
relativement jeune des enseignants. Ainsi, explique-t-il «je pense que
la première raison est liée à l'age relativement jeune des stagiaires.
Si je prends mon cas, j'ai moins de trente ans et pourtant j'ai dans ma
classe des filles âgées de 21 ans, qui sont des filles qui aiment se
mettre en valeur. Ce qui fait qu'elles peuvent faire céder rapidement
le professeur. Personnellement je n'ai jamais eu de relations avec une
élève. Dans la formation que nous recevons, on nous prépare à tout
cela. Par contre un collègue m'a raconté qu'un jour alors qu'il avait
terminé son cours, une élève a attendu que les autres sortent pour
venir lui demander de lui expliquer un point du cours qu'elle n'avait
pas compris. Et ceci n'était qu'un prétexte pour l'aborder». Et
pourÂtant au niveau des lycées, aucun règlement formel n'interdit aux
proÂfesseurs de sortir avec leurs élèves. Du moins si l'on en croit M.
Mbaye, Censeur du lycée Mixte Maurice Delafosse. «Il faut dire que
c'est un problème qui ne remonte pas à nous. Et je peux dire que nous
ne sommes pas souvent au courant quand ça se passe. Maintenant du point
de vue moral et éthique, on peut dire que ce genre de relaÂtion ne
devrait pas se passer dans le cadre de l'école. En ce qui nous
concerne, on suppose que ça ne passe pas ici. Je n'ai pas encore eu
écho de ce genre de relation au sein de l'école. Et si tel cas se
présenÂtait, je ne pense pas qu'on puisse faire grand-chose à part peut
être essayer de ramener le professeur à l'ordre. Du point de vue de
l'éthiÂque et de la déontologie, ce n'est pas du tout permis mais
objectiveÂment il n'existe pas de textes prévus pour ce genre de
situation qui peut s'expliquer par la jeunesse, la proximité, le fait
qu'ils soient de la même génération etc. I1 y'a des valeurs morales
inculquées à ces enseignants pendant leur formation. Je connais des
enseignants qui sont jeunes et qui ne font pas du tout ce genre de
pratique. Donc tout dépend de la personnalité de l'enseignant»,
renchérit M. Mbaye. En tout cas avec l'accoutrement des élèves, qui se
permettent même de bomber leur balcon en classe... avec cette proximité
qui existe de plus en plus entre élèves et professeurs, avec le
caractère osé et surtout l'ambition démesurée de certaines filles, Ã
quoi s'ajoute la faiblesse et le manque de caractère de certains
professeurs, ce n'est pas demain la fin des relations que peuvent
entretenir les professeurs avec leurs élèÂves. Ce qui pose d'ailleurs
la nécessité du port de blouse ou uniforme dans tous les établissements
scolaire.

A SUIVRE...
Dossier réalisé par Minetou Fall
Source: Station one
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